Rénovation globale et pompes à chaleur en copropriété : deux Coups de pouce désormais inscrits dans la durée
Le cadre des aides à la rénovation énergétique en copropriété via les certificats d’économie d’énergie gagne en lisibilité. Le Coup de pouce « Rénovation performante de bâtiment résidentiel collectif », adossé à la fiche BAR-TH-177, est désormais prolongé jusqu’en 2030. En parallèle, le Coup de pouce « Chauffage des bâtiments résidentiels collectifs », renforcé depuis le 1er janvier 2026, soutient le remplacement des chaufferies fossiles par des pompes à chaleur collectives via la fiche BAR-TH-179. Deux dispositifs complémentaires, désormais stabilisés, pour rendre possibles des projets ambitieux en copropriété.
BAR-TH-177 : la rénovation globale facilitée pour le résidentiel collectif
Dans le cadre du dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE), la fiche d’opération standardisée BAR-TH-177 couvre les projets de rénovation énergétique globale des bâtiments résidentiels collectifs en France métropolitaine. Son objectif est clair : agir à l’échelle du bâtiment, via un bouquet de travaux cohérent, pour atteindre au moins 35 % de gains énergétiques, démontrés par un audit avant et après travaux.
La prolongation du Coup de pouce associé jusqu’au 31 décembre 2030 change profondément la donne pour les copropriétés. Elle apporte :
- une visibilité pluriannuelle compatible avec les délais de décision en assemblée générale,
- une sécurisation des plans de financement,
- et une meilleure articulation avec MaPrimeRénov’ Copropriétés et l’éco-PTZ collectif.
Les primes CEE associées restent significatives, avec des montants minimaux pouvant atteindre 41 €/m² lorsque la rénovation inclut la sortie complète des équipements à énergies fossiles au profit de systèmes à énergies décarbonées ou renouvelables (pompes à chaleur, chaudières biomasse…).
BAR-TH-179 : accélérer la sortie des chaufferies gaz, fioul ou charbon
En parallèle, l’État renforce depuis le 1er janvier 2026 le Coup de pouce dédié au chauffage des bâtiments résidentiels collectifs, afin d’accélérer le remplacement des chaufferies au charbon, au fioul ou au gaz.
Pour le résidentiel collectif, la fiche BAR-TH-179 vise spécifiquement l’installation de pompes à chaleur collectives air/eau, lorsque le raccordement à un réseau de chaleur n’est pas possible techniquement ou économiquement.
Le signal économique est fort : les volumes de CEE générés par ces opérations sont multipliés par trois lorsque la PAC collective remplace une chaudière fossile non performante. Ce mécanisme permet d’augmenter sensiblement le niveau de primes mobilisables, tout en répondant aux enjeux de décarbonation du parc collectif.
Deux approches, une stratégie cohérente
Contrairement aux actions isolées, ces deux dispositifs s’inscrivent dans une logique globale, mieux financée et plus cohérente avec les trajectoires réglementaires du parc collectif. Rénovation globale et remplacement du système de chauffage sont complémentaires.
- La rénovation globale permet de réduire durablement les besoins énergétiques du bâtiment.
- La pompe à chaleur collective permet de décarboner rapidement la production de chaleur, avec un impact immédiat sur les consommations et les émissions.
Dans de nombreux projets, le remplacement de la chaufferie constitue d’ailleurs un pilier central du bouquet de travaux de la rénovation globale.
Ce que cela change concrètement pour les copropriétés
Ces dispositifs concernent en priorité les copropriétés à chauffage collectif, notamment celles construites avant les années 2000, confrontées à des équipements gaz ou fioul vieillissants et à des consommations élevées. Avec ces deux coups de pouce désormais stabilisés :
- les copropriétés disposent de dispositifs de financement structurés,
- les projets peuvent être phasés et structurés dans le temps,
- et les décisions peuvent s’appuyer sur un cadre réglementaire sécurisé, condition essentielle pour éviter les blocages en AG.
Dans la pratique, ces projets nécessitent d’anticiper d’au moins un cycle d’assemblée générale, notamment pour valider l’audit énergétique et le principe des travaux.
Reste un point clé : la complexité opérationnelle. Audit énergétique, justification d’impossibilité de raccordement à un réseau de chaleur, montage des dossiers CEE, articulation avec les autres aides, suivi administratif… chaque étape conditionne l’éligibilité finale et le niveau de primes.
L’accompagnement PEP’S
Dans ce contexte, PEP’S par Alliance des Énergies vous accompagne dans vos projets sollicitant ces deux opérations coup de pouce. Mandataire CEE, PEP’S prend en charge l’ensemble du dispositif : structuration du projet, sécurisation réglementaire, optimisation des CEE, coordination des acteurs et suivi jusqu’au versement des primes.
Au final, un seul interlocuteur, une approche globale et un cadre maîtrisé pour transformer ces dispositifs en projets concrets.
Syndics, bailleurs, gestionnaires de patrimoine résidentiel collectif :
la visibilité offerte jusqu’en 2030 et le renforcement des aides dès 2026 créent une fenêtre d’action claire.
Contactez PEP’S pour évaluer l’éligibilité de vos bâtiments et choisir la solution la plus pertinente entre rénovation globale et pompe à chaleur collective.