Gaz : stockage et ATRT8 en hausse au 1er avril 2026
Au 1er avril 2026, deux composantes régulées du gaz évoluent en France. La Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) relève le terme tarifaire stockage à 398,08 €/MWh/j/an, soit +23,8 %, et augmente de 3,41 % l’ATRT8, le tarif d’utilisation des réseaux de transport de gaz naturel. Vu de loin, le signal peut sembler défavorable. En réalité, ces hausses comptent dans le coût du gaz, mais leur effet sur la facture finale reste limité.
Deux hausses au même moment, mais pas le même poids
Le 1er avril 2026, le gaz connaît deux évolutions tarifaires qui méritent d’être lues ensemble. La première concerne le stockage. La CRE fixe le terme tarifaire stockage (TTS) à 398,08 €/MWh/j/an pour l’année de stockage allant du 1eravril 2026 au 31 mars 2027. Cela représente une hausse de 23,8 % par rapport à 2025.
La seconde touche le transport. Au 1er avril 2026, les tarifs d’utilisation des réseaux de transport de gaz naturel de NaTran et Teréga augmentent de 3,41 % dans le cadre de l’ATRT8.
Ce que recouvre vraiment la hausse du terme tarifaire de stockage
La hausse du TTS à 398,08 €/MWh/j/an peut attirer l’attention. Cependant, ce chiffre ne se transpose pas directement à la facture de gaz d’une entreprise.
Concrètement, ce terme sert à combler l’écart entre les recettes de commercialisation des capacités de stockage et le revenu que la CRE autorise aux opérateurs. Il ne représente donc qu’une partie de l’équation. Le coût du stockage pour les fournisseurs repose en effet sur deux composantes : l’achat aux enchères des capacités de stockage et le paiement du terme de compensation stockage. Ces deux éléments sont ensuite répercutés dans les offres.
La CRE rappelle d’ailleurs que l’évolution du TTS n’a pas d’effet direct sur la facture du consommateur final. Le coût total du stockage dépend aussi des revenus autorisés des opérateurs, qui progressent de 2,9 % en 2026 par rapport à 2025. La hausse affichée du terme tarifaire donne donc un signal utile, mais elle ne suffit pas, à elle seule, à mesurer l’effet réel sur le budget gaz.
L’ATRT8 augmente aussi : un signal à suivre dans les contrats
L’autre mouvement du 1er avril 2026 concerne donc le transport. L’ATRT8 finance l’utilisation des réseaux de transport de gaz naturel. Cette composante tient une grande place dans l’acheminement. Sa hausse de 3,41 %, bien plus modérée que celle du terme tarifaire stockage, touche une brique centrale du coût régulé.
Pour les entreprises, ce point mérite d’être surveillé au moment d’un renouvellement. Non parce qu’il ferait basculer à lui seul l’économie d’un contrat, mais parce qu’il s’ajoute à d’autres paramètres déjà présents dans la formation des offres : fourniture, couverture, coûts d’acheminement, stockage, marge commerciale, clauses d’indexation.
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Quel impact réel sur la facture de gaz ?
Selon la CRE, l’évolution du tarif de transport et celle des revenus autorisés des opérateurs de stockage devraient entraîner, toutes choses égales par ailleurs, une hausse d’environ 0,3 % du prix repère TTC du gaz naturel au 1er avril 2026.
La part du stockage dans la facture TTC annuelle reste, elle aussi, réduite. Pour un consommateur chauffage, l’effet de ces évolutions représente de l’ordre de 10 € TTC par an, à consommation constante.
Cet ordre de grandeur concerne un profil résidentiel de référence et ne peut pas être repris tel quel pour une entreprise. En revanche, il donne une indication claire sur le sens de lecture : les hausses existent, mais leur traduction sur la facture finale reste limitée.
Ce que les entreprises doivent vérifier dans leurs contrats
Pour une entreprise, ce qui compte, c’est la manière dont les évolutions du transport et du stockage se retrouvent intégrées dans les offres fournisseurs.
Au moment d’un renouvellement, il faut donc examiner le contrat dans son ensemble : prix de fourniture, modalités d’indexation, coûts d’acheminement, clauses de révision et conditions commerciales. Une hausse réglementaire n’entraîne pas automatiquement une hausse équivalente de la facture, mais elle participe au cadre économique dans lequel les fournisseurs construisent leurs prix.
Le bon réflexe consiste donc à lire ces évolutions comme un signal de coût à replacer dans l’analyse complète du contrat, et non comme un indicateur isolé. C’est cette lecture d’ensemble qui permet d’évaluer correctement l’effet réel sur le budget gaz.
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